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Créer son entreprise, Une deuxième naissance

Peurs et doutes de l’entrepreneur(e) de plus de 30 ans et comment les affronter

 

Créer votre entreprise vous concerne? Vous intéresse? Vous y pensez?

Dans cet article, nous n’allons pas parler du pourquoi, ni du comment mais plutôt ce que cela signifie sur notre état spirituel

Si vous créez votre entreprise et que vous avez plus de 30 ans, vous avez déjà eu une vie professionnelle que vous avez laissée derrière vous… Et bien souvent, elle n’avait rien à voir avec votre passion dans laquelle vous vous lancez avec beaucoup de courage et d’optimisme !

Créer son activité lorsqu’on a plus de 30 ans, c’est naitre une deuxième fois en étant à la fois la mère porteuse et le bébé. C’est la naissance de notre être spirituel qui peut enfin s’exprimer !

Lors de cette deuxième naissance, notre expérience constitue à la fois une aide précieuse et une charge. Dans notre intérêt et celui de notre entreprise, nous devons alléger notre charge : accepter d’être diffèrent(e) de ce que nous avons toujours représenté aux yeux des autres, et aussi accepter de nous voir différemment. Nous devons déceler et modifier certains comportements qui correspondent à l’autre version de nous-mêmes, lorsque nous étions salarié(e)s.

Analyse en 4 étapes des entraves à notre renaissance professionnelle et pourquoi cela signifie une naissance spirituelle

Photo by Connor Wells on Unsplash

Notre entreprise, c’est notre cœur

Lorsque nous étions en âge de choisir un « métier » avant 2010, l’entrepreneuriat ne faisait pas partie des options ; il fallait être à la fois tête brûlée et infiniment courageux pour tenter cette aventure en France. Aujourd’hui, à la faveur de la situation économique et des moyens de communication et d’information, beaucoup d’entre nous trouvent le courage que nous n’avons pas eu plus jeunes, celui d’écouter notre cœur et réaliser passions et rêves que nous portons depuis notre enfance

Mais ce cœur a été comprimé et cabossé tout au long de ces 30, 40, 50 et 60 années que nous avons passées à le faire taire. Il nous faut maintenant le rassurer et le soigner pour le rendre plus fort et finalement l’exposer. Car c’est lui notre entreprise, notre création et nos envies de changer le monde. C’est lui que nous allons storyteller et youtuber !

Quelles sont ces peurs et croyances limitantes?

 

Notre première vie professionnelle et l’influence de la famille

Créer son entreprise c’est vouloir exprimer au monde qui nous sommes : une créatrice de vêtements, une chanteuse, une thérapeute, un ébéniste, un coiffeur, un magnétiseur.

Cette nouvelle identité, nous ne sommes pas sûrs de l’assumer totalement. Une part de nous continue encore à voir la situation avec les yeux de nos parents: « Mais enfin, comment tu vas gagner ta vie si tu chantes ? »… (Oups, c’est vrai ! Comment ?!?)

Entendons-nous bien, je n’ai rien contre les familles et parents bien intentionnés. A leur époque, la pensée dominante consistait à piocher dans l’abondance du plein emploi, s’estimant heureux de leur sort avec la guerre dont leurs parents sortaient… Les temps ont changé. Nous avons vu nos parents dépérir dans des vies professionnelles qui ne les satisfaisaient pas ; fonctionnaires ou salariés dépités cherchant le salut dans les vacances. Le nombre de dépressions lors de l’entrée en retraite est une preuve de plus que ces personnes n’ont jamais pris le temps de penser à elles, leurs passions et envies.

Les temps ont changé !

Nous devons assumer à présent notre époque et ouvrir les bras aux outils qui nous permettent de réaliser nos rêves. Nous avons de la chance !

Le contexte étant posé, nous voyons bien qu’il concerne les projections et peurs des autres… Maintenant, nous allons voir quelles sont nos propres barrières.

Créer notre entreprise, c’est combattre nos croyances limitantes et découvrir qui nous sommes vraiment

Pendant la première partie de notre vie, nous avons imité l’exemple de nos parents et nous sommes conformés aux besoins et exigences de la société. Maintenant que nous nous autorisons à penser à nous, un point d’interrogation et un fou assez désagréable voire très douloureux surgissent. ( Voir à ce sujet mon premier roman Ailleurs un voyage initiatique , l’histoire d’une jeune femme qui se réveille à elle-même après avoir essayé de correspondre aux rêves de ceux qu’elle aimait le plus)

La bonne nouvelle est que, à force de nous porter de l’intérêt et du respect, nous renouons avec l’enfant de 8 ou 11 ans qui rêvait de ceci ou cela. Des indices de notre passé et notre présent nous confirment que ce n’était pas qu’un rêve d’enfant désœuvré mais bien une passion profonde qui naissait avec confiance dans notre cœur enfantin.

Il nous faut à présent dénicher et questionner les clichés comme « les artistes sont des marginaux », « on n’a rien sans rien », « on ne peut pas faire ce qu’on veut dans la vie », etc. que nous avons entretenus pendant des dizaines d’années et qui nous bloquent pour devenir peintre ou pilote.

Devenir soi constitue un processus intérieur avant d’être confronté à l’extérieur. Car la dernière étape consiste à exposer à notre entourage nos idées… Cela peut s’avérer parfois très problématique. ( Voir à ce sujet le film de Wayne Dyer: The Shift, qui décrit en toute simplicité les tensions internes et externes au processus de devenir soi-même)

En effet, lorsque l’on est confronté au désarroi d’un banquier devenu magnétiseur qui doit expliquer à son entourage sa reconversion ou bien celui d’une employée en CDI qui explique à sa famille qu’elle rentre en couveuse pour créer sa ligne de vêtement, nous ne pouvons que comprendre le courage qu’il faut pour aller au bout de ses convictions.

Etre soi c’est se comprendre, s’assumer et se dévoiler, vaincre son manque de confiance et ses croyances limitantes. Pour être soi, il faut évacuer les freins qui nous empêchent de réaliser notre propre rêve, nous construire de nouvelles références et entretenir sans relâche les nouvelles fondations.

La peur d’échouer ? Les préjugés qui nous limitent

La plupart des entrepreneurs confesse avoir peur d’échouer. Et si c’était en fait la peur de réussir qui nous causait de l’anxiété? Car réussir, c’est avoir de l’argent. Si nous assumons à peine avoir besoin d’argent, nous n’avouons jamais avoir envie d’argent ? Notre rapport à l’argent est lui aussi la conséquence de notre conditionnement. En France, être riche est très mal perçu ; la richesse étant associée à malhonnêteté et la pauvreté à la vertu.

Avoir des velléités à réussir et donc devenir riche entre en conflit avec nos propres représentations de ce qu’est quelqu’un de bien (humilité, simplicité, discrétion, …) Voici un extrait de la chanson de Enzo Enzo, Quelqu’un de bien:

Assez d’argent sans trop d’efforts
Pour deux trois folies mensuelles
Elle a rêvé comme tout le monde
Qu’elle tutoierait quelques vedettes
Mais ses rêves en elle se fondent
Maint’nant son espoir serait d’être
Juste quelqu’un de bien
Quelqu’un de bien
Le cœur à portée de main
Juste quelqu’un de bien
Sans grand destin
… Je vous laisse vous faire votre opinion

Sauf que lorsque nous commençons notre activité, nous nous apercevons que si nous n’avons pas pour but de créer une activité rentable et en croissance, nous manquerons l’envergure nécessaire pour véritablement réaliser nos rêves. Sans argent, nous devrons aussi probablement compromettre nos idées en acceptant des propositions qui peuvent être en contradiction avec nos valeurs, simplement pour survivre. Bref, sans argent, notre projet est fini.

La solution de notre rapport à l’argent ne se résume pas à affirmer et répéter « Je suis uni (e) a l’abondance », affirmation par ailleurs très intéressante, mais plutôt déterminer la quantité d’argent nécessaire pour vivre selon nos idées et ensuite nous détacher des représentations négatives que nous en avons. Et … surtout: se mettre au travail !

Alors?

Si nous voulons que nos clients nous accordent respect et confiance, nous devons nous les accorder nous-mêmes. Pour cela, nous devons être honnêtes et transparents, volontaires et persévérants. De mon point de vue, une entreprise saine correspond à un fondateur ou une fondatrice qui a fait un travail d’introspection suffisant. Créer son entreprise, c’est naître une deuxième fois à soi et aux autres. Nous avons la chance de pouvoir profiter de notre expérience passée. Ne faisons pas les mêmes erreurs et ayons le courage d’affronter nos peurs et nous en libérer !

Photo by Clark Tibbs on Unsplash

Pour un monde de passion <3

Article écrit par Magali Defleur, auteur et éditrice, janvier 2018

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