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Ce que nos vêtements disent de nous

Ce que nos vêtements disent de nous

Quelle tenue pour cette réunion, pour ce rendez-vous, pour rejoindre des amis, pour ce week-end ?

Les choix de couleurs, matière, coupe, motif, longueur de jupe, hauteur de talon, échancrure de chemise, comptent tout autant que la manière dont nous portons nos vêtements. La combinaison de ces éléments est une indication sur nous, notre être social et notre être intérieur.

Avons-nous choisi nos vêtements par rapport à notre personnalité? Nous sommes-nous conformés à un style familial, amical, …? Sommes-nous à l’aise avec les vêtements que nous portons? Nous représentent-ils vraiment?

Cette dernière question est moins frivole qu’elle en a l’air. En effet, nos habits sont notre seconde peau, nos amis: ils nous protègent du froid, nous mettent en valeur, nous apportent confort et nous rassurent.

Ne faisons pas l’erreur de leur accorder trop d’importance, mais ne leur nions pas une fonction qui va au delà du rôle social.

Alors, comment être soi-même dans nos tenues en fonction des codes vestimentaires tacites ?

 

Les vêtements comme outil social

Il y a deux éléments à prendre en compte lorsque nous nous habillons le matin (le midi ou le soir) c’est

  1. le contexte social et professionnel dans lequel on s’inscrit
  2. La manière dont on va choisir de s’y conformer ou de jouer avec.

Nous savons d’instinct pour avoir observé les autres depuis notre enfance comment nous habiller. Hormis changement de milieu social, géographique ou professionnel, nous connaissons les codes vestimentaires de notre milieu par observation passive. Nous connaissons la norme et ce qui est acceptable. En général, tout le monde se comporte selon cette norme tacite. D’ailleurs, il existe un « style » pour chaque catégorie socio-professionnelle : il n’y a qu’a regarder autour de soi dans le métro le matin…

Choisir de se conformer au code vestimentaire de nos collègues facilite l’intégration. Ce signe extérieur, de même que le langage et le vocabulaire utilisés, sont des preuves de notre appartenance à la communauté.

Mais au-delà du code social, les choix vestimentaires ne peuvent être décorrelés de la personnalité, ne serait-ce que par un petit détail (couleur de la barrette dans les cheveux ou forme des boucles d’oreilles)

 

Le vêtement, un outil d’affirmation de soi

Si le choix du tissu ou de la marque reflètent un milieu social, si la coupe du vêtement dépend du milieu professionnel, dans les moments de loisir, le vêtement reflète avant tout une personnalité.

Mais pour cela, il faut connaitre et assumer son corps:

  • assumer ses particularités physiques : taille poids et jouer avec
  • savoir ce qui nous met en valeur et ce qui ne nous va pas : couleur par rapport à notre teint par exemple, coupe de pantalon, forme de chemisier, …

Il faut aussi connaitre sa personnalité:

  • humour, entrain, réserve, caractère extraverti,

Enfin, il faut oser accorder notre personnalité avec les vêtements qui la mette en valeur et arborer ces vêtements avec naturel, comme une partie de nous-mêmes.

Car oui, nos vêtement sont le prolongement extérieur de notre monde intérieur! Les adolescents osent explorer leurs particularités, mais plus les années passent plus les couleurs et les originalités disparaissent des garde-robes.

Ce que les vêtements disent de nous c’est la personne que nous sommes aux niveaux profond et plus superficiel: notre personnalité et notre humeur du jour. En étant conscientes de cela, nous pouvons choisir de nous en amuser et transformer le moment de l’habillement en un jeu très amusant.

Photo by Naganath Chiluveru on Unsplash

La thérapie par le vêtement

Qui n’a jamais porté sa robe préférée pour un rendez-vous ou bien sa chemise porte-bonheur pour un entretien d’embauche ? Nous utilisons naturellement nos tenues fétiches dans les moments importants de notre vie

Les vêtements sont un outil simple et quotidien pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête. Nous pouvons les utiliser aussi lorsque tout va bien pour se sentir encore mieux, ou bien lorsque tout va mal pour se remonter le moral.

Mieux qu’un carré de chocolat (parce que ça ne fait pas grossir) ou qu’une chanson qu’on va chanter à tue-tête sans connaitre les paroles (parce que ça rendra service à tout le monde), les vêtements nous aident à nous sentir mieux dans notre peau, à nous donner du courage ou même à nous guérir !

La couleur par exemple peut être un choix pour nous donner de l’assurance, de l’énergie, de la joie. Un jour, une amie m’a dit « Quand je suis malade, je mange de la couleur. » Et elle mangeait beaucoup de fruits et de légumes de toutes les couleurs pour se sentir mieux !

Nous pouvons nous servir des vêtements de la même manière. Si un jour je veux me donner le sourire, je vais porter du jaune ou du rose et à chaque fois que je passerai devant un miroir, la couleur me donnera le sourire.

Nous pouvons aussi faire la même chose avec le vernis à ongle: rose fluo, rouge, bleu, … Pourquoi pas ? Quelqu’un vous fera peut-être une réflexion sur la couleur de vos doigts mais la vérité c’est que tout le monde aime les couleurs. Tant que nous les assumons avec grâce et sourire, elles seront toujours un signe d’optimisme et de bonne humeur.

Une amie qui travaille dans un milieu très institutionnel adore les pullovers à motifs. Elle a un superbe pull « licorne » qu’elle n’ose pas mettre au travail pour ne pas être étiquetée adolescente. Mais pourquoi pas après tout ? Surtout dans les milieux où le noir et le gris uniformes sont légions, des motifs colorés donneraient le sourire et humaniseraient les fonctions.

Photo by Hannah Busing on Unsplash

 

Vêtements et politique

Le vêtement – ou son absence, comme le mouvement des Femen en atteste – peut aussi revêtir une fonction militante et politique qui transcende la simple fonction d’habillement classique.

Le message qu’il exprime peut être une revendication à lui seul. Le New York Times et tous les médias du monde adoraient commenter les tenues de Michelle Obama, outils de relance de l’économie, de revendication féministes, d’incitation à pratiquer du sport, …  Par exemple, en 2015, lors de sa campagne en Asie pour l’éducation des filles, elle arborait des couleurs très bariolés et des modèles très « girlie » qui ne tiennent pas du tout compte des codes vestimentaires des pays qu’elle visitait ni du fait de promouvoir les maisons de coutures américaines, ce qui est pourtant la tradition chez les premières dames étasuniennes. Et si le message était plutôt que lorsque l’on se sent bien dans sa peau, on peut s’habiller comme cela nous chante, indépendamment du contexte? 😉

 

Pour un monde en couleurs et des soleils dans les cœurs <3

Article écrit par Magali Defleur, auteur et éditrice, janvier 2018

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